Pieds Beaux

Pieds Beaux – Chronique pour 8 pieds et une voix, est une pièce sur le caractère étrange et incongru du mode d’inscription des êtres vivants dans l’espace qui leur est imparti.
L’espace scénique est divisé en plusieurs espaces frontaux, entre lesquels erre la chanteuse : l’espace des écrans de télévision, hantés par des pieds silencieux et immobiles ou au contraire extrêmement volubiles et bavards ; l’espace clos des huit pieds enfermés et exposés derrière un rideau accroché à une structure mobile.
L’absence de territoire d’échange entre les différents espaces, l’étrange mode d’inscription des interprètes sur la scène et la fragilité qui s’en dégage, construisent un équilibre précaire entre les pieds nus, exposés au regard comme des marionnettes, et la voix désarticulée du corps esseulé.
Les huit pieds deviennent la matière de l’espace sonore, l’image de la voix qui abandonne le corps de la chanteuse à l’espace scénique, pour construire une narration sans objet ni référent.


Création en avril 2005 à la chapelle de l’hôpital Corentin Celton à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine)
• Durée : 20-25 minutes
• Chorégraphie : Delphine Demont
• Interprétation Danse : François Chaignaud, Marie Perruchet, Annie Pham, Aurélie Pras
• Interprétation Chant : Solange Añorga
• Musique : adaptation de La Sequenza III de Luciano Berio
• Conseil éclairage : Philippe Adrian
• Montage vidéo : Guillaume Gaudart

Avec le soutien de l’hôpital Corentin Celton.


 

Crédits photo :
Céline Larrère
Facebook Twitter Google+